[EVENT ULTIMATES GOT TALENT] Que du mal m'arrive [ft. Tifani, Adele, Kendra]

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[EVENT ULTIMATES GOT TALENT] Que du mal m'arrive [ft. Tifani, Adele, Kendra]

Message par Agnes Cheshire le Mer 25 Juil - 20:24


Que du mal m'arrive
FT. ADELE, TIFANI, QUELQU'UN D'AUTRE ?

Sympathique compagnie que celle d’Adele et Tifani – si Agnes n’a pas très bien dormi cette nuit, elle arrive à s’amuser des conversations optimistes de ses deux amies. L’air n’est pourtant pas tant à la plaisanterie, car aucune de ces trois n’a encore démontré son talent… Et sûrement savaient-elles que la nuit ne les aiderait pas beaucoup, car il n’y a que des insomniaques pour se donner rendez-vous à le matin à 8h après avoir déjà passé la journée ensemble.
De toute manière, c’est bien Adele qui a forcé Agnes à sortir du lit aujourd’hui. Non, en fait, c’est plutôt le concept d’Adele. Elle n’a rien eu à faire, que la jeune femme s’est dit qu’elle ne pouvait pas décemment rester au lit alors qu’une des deux personnes à l’avoir invitée dormait dans celui d’à côté ; elle s’est donc efforcée de se lever, bien qu’elle ait eu très envie de rester en boule dans son lit jusqu’à ce que mort s’ensuive. Sa colocataire, si elle est restée silencieuse le matin avant de partir, a affiché un grand sourire quand il s’est agi d’ouvrir la porte et a accueilli leur amie à bras ouverts ; Agnes ne saurait partager cet enthousiasme.
« Si je te fais des câlins toute la journée, peut-être que l’un d’entre eux sera le bon ! » a-t-elle dit, l’air guilleret, pour se justifier.
La jeune femme a souri, que trop consciente des cernes sous les yeux de l’Ultimate Hugger. Elle suppose qu’elle a raison de voir les choses dans ce sens-là, d’autant plus que personne ici ne doute de ses talents en matière de câlins… Comme Adele, elle n’a d’autre choix que de vivre sa vie comme d’habitude pour se démontrer.
Pourtant, ça ne marche pas. Depuis l’annonce de leur petite « activité », comme dit E.V.E., rien, strictement rien ne lui est arrivé. Elle pensait en être rapidement débarrassée, elle s’était dit, avec un sourire amer, qu’ironiquement elle serait contente d’être maltraitée par sa chance ou qui que ce soit aujourd’hui, mais sa journée s’est passée sans la moindre embûche. Elle n’a pas été particulièrement maladroite, rien ne lui est tombé dessus, elle n’est tombée sur rien, et personne ne s’en est pris à elle de quelconque façon – les gens la croisent sans la bousculer, les caissiers lui parlent et lui sourient comme à tous les autres, vraiment, elle vit une journée hors du commun. « Normale » se dit-elle aussi, mais elle ne saurait vraiment en profiter, car elle n’est pas assez bête pour oublier ce que tout cela signifie.
Que l’Ultimate Victim ne se fait pas victimiser.
C’est cette idée d’E.V.E. qui est terrible, car il y a bien des gens pour qui il sera difficile de démontrer leur talent : car ils le pratiquent trop tous les jours pour qu’un de ces événements soit facilement hors du commun, car il est mis en œuvre trop rarement, ou car ni cette île, ni une scène ne sont le bon endroit pour eux. Mais pour ce qui est d’Agnes, c’est parfaitement injuste ; ça aurait dû marcher, parce que ça marche toujours, et que c’est toujours impressionnant ou fou, mais rien n’est arrivé. Et à ce stade, c’est ça qui n’est pas normal.
L’Ultimate Flirt est peut-être trop stressée pour flirter comme d’habitude… il est vrai que c’est un facteur à prendre en compte. Pourtant, elle ne semble pas si dérangée qu’Agnes quand elle les rejoint pile à l’heure. La jeune femme essaie de jouer le jeu, sourire, elle aussi, mais elle se doute qu’elle ne joue pas si bien son rôle, et elle s’inquiète d’alourdir l’atmosphère quand ses deux amies travaillent dur pour l’élever.
Elles marchent ensemble, elles se sont données rendez-vous sans but précis, juste parce qu’elles savaient qu’elles auraient plaisir à se retrouver et à se soutenir. Il est assez déprimant de se dire que les optimistes Adele et Tifani pensaient qu’elles n’auraient pas démontré leur talent d’ici leur retrouvaille, mais plus encore de réaliser qu’elles avaient raison. Déprime est tout ce qui touche l’habituelle victime ; mais quand elle lève la tête, en cet instant, elle a l’impression que quelque-chose serre son cœur soudainement.

C’est une gigantesque scène. Devant, quelques chaises, mais pas assez pour occuper toute la place. Elle ne peut qu’imaginer toutes les personnes qui seront debout. Devant elle, à la regarder, seule, sur scène – car elle sait parfaitement que c’est là qu’elle va finir. À ne pas avoir réussi à démontrer son talent, car elle sait que d’ici 10h ça n’arrivera pas, elle sera sur cette scène à avoir sa clémente dernière chance, mais ça ne lui servira à rien. Son talent ne peut pas être démontré sur scène. Quand elle sera là-dessus, c’est qu’elle n’aura plus de chance.
Et qu’elle se ridiculise ne sera pas assez pour prouver l’horreur de son talent. Elle n’aura pas été la seule, elle en est consciente, et bien trop de gens n’en auront rien à faire.
Elles se sont arrêtées, toutes les trois. Concentrée sur le spectacle (peut-être celui à venir, ou le vide sous ses yeux), elle n’a pas fait attention à celles qui l’accompagnent, aussi ne sait-elle si elles ont dit quelque-chose. Mais la voix d’Adele la coupe de sa torpeur.
« C’est moche. » dit-elle.
Oh oui. Mais elle n’en a rien à faire de ce qu’elle a dit ; elle se sent un peu vide, un peu pleine, d’angoisse, de stress, et subitement, violemment, presque, elle s’agrippe au premier bras qui vient. C’est celui de Tifani, qu’à cela ne tienne. Elle la regarde vaguement, et c’est devant son air surpris qu’elle s’écrie :
« C’est là qu’on va être ! »
Les dents serrées, elle pointe vers la scène, puis elle regarde ses deux amies une par une, puis encore, puis encore, bougeant la tête plus rapidement qu’elle ait pu penser pouvoir le faire sans avoir le tournis.
« Et je ne vais rien pouvoir faire ! »
Elle baisse la tête, commençant à trembler.
« Et c’est n’importe quoi… Je veux que du mal m’arrive… Et c’est n’importe quoi… Mais je n’ai aucune chance… »
Elle lâche la pauvre Tifani, et s’éloigne d’un pas. Elle tremble de plus en plus fort, elle a chaud, elle a froid, et son habituellement douce voix fait des hauts et des bas.
« La scène… Pour se mettre en spectacle… Mais pourquoi ! C’est fini ! Je veux – qu’on me fasse du mal, que du mal m’arrive ! Mais je ne veux p- AAAAAAH ! »
Elle pousse un cri et prend sa tête entre ses deux mains. Elle ne sait pas vraiment ce qu’il lui arrive, ça l’a prise d’un coup, comme ça… Elle arrivait à être assez calme… Mais ça ne s’arrête plus.
« Nooon… J’ai peur… De tout… J’ai peur… J’ai PEUR- j’ai peu-eur… »
Elle sanglote vaguement, elle pleure peut-être beaucoup, elle ne s’en rend pas bien compte. Elle ne voit plus rien – ni le visage de Tifani, pour savoir si elle est toujours choquée, ni le visage d’Adele, où elle verrait qu’elle est stoïque, prise de surprise mais étonnamment calme, l’air de réfléchir.

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Re: [EVENT ULTIMATES GOT TALENT] Que du mal m'arrive [ft. Tifani, Adele, Kendra]

Message par Tifani Stanley le Ven 27 Juil - 17:26


Que du mal m'arrive


ft. Agnes Cheshire & Adele Blum & Kendra the spy

C'était le regard soucieux et un peu morne que Tifani se retrouva dans la glace ce matin.

Même la grimace vaine qu'elle avait faite pour se faire sourire semblait presque triste. Pourtant, elle s'efforça de prendre un air gai en se rendant chez ses deux amies. Et très vite, quand elle se retrouva devant Adele, venue lui ouvrir la porte de leur chambre, elle n'eut plus besoin de s'y forcer. Elle sentit un sourire irrépressible lui monter aux lèvres lorsque l'ultimate hugger la serra dans ses bras, et se laissa aller quelques secondes dans son étreinte, ravie. Pour elle qui adorait les contacts physiques, pouvoir être l'amie d'Adele était une aubaine tout simplement inespérée, surtout en ces temps troublés.

- Si je te fais des câlins toute la journée, peut-être que l’un d’entre eux sera le bon !

- Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre! Qui pourrait se plaindre de... enfin tu vois!

Le rire franc de l'ultimate flirt devint un peu plus nerveux alors qu'elle se ravisait brusquement, mais elle tâcha d'oublier bien vite son hésitation, et lorsqu'elle se recula un peu, elle avait de nouveau un grand sourire aux lèvres. De toute manière, elles avaient toutes les trois bien besoin de prendre l'air, et si elle en croyait les cernes de ses deux amies, ce serait le bienvenu après la nuit trop courte qu'elles avaient passée toutes les deux. Ou peut être aurait-elle dû dire toutes les trois, si elle avait voulu être honnête avec elle-même.

Ses yeux étaient restés irrémédiablement ouverts cette nuit là, et elle n'avait cessé de réfléchir dans l'obscurité de la chambre. Cette épreuve l'angoissait bien plus qu'elle ne voulait bien l'admettre. Comment démontrer un talent dont on n'avait jamais disposé? Elle ne s'était pas inquiétée outre mesure quand elle avait découvert son titre d'ultimate flirt, lors de son arrivée sur l'île, elle avait même trouvé ça plutôt amusant. Mais désormais la blague tournait à la condamnation pour elle. Car E.V.E. avait été plus que claire sur le sort qui les attendait s'ils ne se montraient pas dignes de leur titre. Et elle ne savait vraiment pas comment elle pourrait s'en sortir cette fois.

Pourtant, elle fit tout son possible pour chasser ces pensées de son esprit alors qu'elles marchaient toutes les trois en ville. La discussion était animée, et elle prenait plaisir à parler de la sorte avec Adele. Elle devinait l'inquiétude et la déprime d'Agnes comme une ombre planant au dessus d'elle, mais elle s'efforçait de les distraire de toute son énergie et de toute sa bonne humeur, autant qu'elle le pouvait. Prise au jeu, elle se prenait même à tantôt marcher à leurs côtés, tantôt prendre un peu d'avance pour marcher à reculons, tournée vers elles deux pour leur faire face. Elle espérait que ce côté un peu théâtral de leur discussion suffirait à leur changer les idées à toutes les trois, et tant qu'à mourir peut être bientôt, autant profiter à fond de leurs dernières heures!

Pourtant, elle sentit son sourire disparaître quand elle surprit le regard des deux filles. En se retournant à son tour, elle comprit assez vite ce qui avait pu attirer leur regard de la sorte. La scène de la dernière chance, sinistre, trônait au centre de la place.

- C’est moche.

La voix d'Adele la fit sortir un peu de sa torpeur, mais elle avait la gorge trop nouée pour arriver à répondre quoi que ce soit. Déglutissant un peu péniblement, elle détourna vite les yeux, et se rapprocha de ses deux amies comme pour se rassurer de leur présence. Elle fut particulièrement surprise de sentir subitement la main d'Agnes se refermer sur son bras, et manqua d'avoir un mouvement de recul sur le coup.

- C’est là qu’on va être !

Tifani pouvait voir la peur panique dans le regard de l'ultimate victim, et elle savait qu'elle espérait de sa part quelque chose, n'importe quoi, qui puisse la rassurer, mais elle était tout simplement paralysée. Son coeur battait tellement fort que pendant quelques secondes, ses oreilles en vinrent à bourdonner presque. Elle se retrouvait de nouveau prise de force dans l'étau de son angoisse, et confrontée à la dure vérité. C'était là qu'elles seraient, qu'elle se retrouverait d'ici quelques heures. L'ultimate flirt, incapable seulement de savoir comment flirter avec qui que ce soit.

Elle ferma brièvement les yeux pour calmer les battements de son coeur, puis se reconcentra de nouveau sur Agnes. Ca n'avait aucune importance, ce n'était pas à propos d'elle, à cet instant. C'était Agnes qui avait besoin d'être rassurée, tout autant que chacune d'entre elle, et peut être plus encore, pour celle que la vie avait assez pris en grippe pour mériter le titre d'ultimate victim.

- Nooon… J’ai peur… De tout… J’ai peur… J’ai PEUR- j’ai peu-eur…

Agnes pleurait désormais, et pendant quelques secondes, Tifani sentit son coeur se serrer. Spontanément, elle prit sa main dans la sienne, et se pencha un peu vers elle, légèrement inclinée sur le côté. Elle esquissa un sourire qu'elle voulait rassurant, et la peur dans son regard disparut pour laisser place à de l'inquiétude.

- Agnes, moi aussi j'ai peur, mais ça va aller, d'accord? Rien n'est encore perdu, il nous reste encore plus d'une heure! Et on est toutes les trois. On va pas se laisser tomber, et on va y arriver.

Même si elle essayait d'être aussi rassurante que possible, elle sentait bien que ce ne serait pas suffisant face à l'ampleur de la panique d'Agnes. Elle le savait, ces arguments relevaient de toute manière plus du déni qu'autre chose. Elle était aussi perdue et désespérée que pouvait l'être son amie à cet instant. Mais il fallait qu'elle soit forte. Il fallait qu'elles soient fortes, toutes les trois.

Discrètement, elle tourna la tête vers Adele, qui malgré son air soucieux n'avait pas l'air d'avoir été aussi brutalement affectée par la panique d'Agnes qu'elle. S'étant assurée que l'ultimate victim ne la regardait pas vraiment, elle adressa un regard un peu désemparé à Adele, comme pour lui demander de l'aide. Elle était impuissante dans cette situation, elle savait qu'elle n'était pas capable de réconforter Agnes. Ou en tout cas, pas toute seule.


*************************************


Au petit matin, Kendra n'avait plus que deux certitudes: dieu existait, et il voulait la mort d'Agnes.

Elle avait toujours été un peu dubitative vis-à-vis de cet ultimate "victim", comme la plupart des ultimates qu'elle qualifiait de tertiaires, pour ne pas dire absurdes. Le concept même qu'on puisse qualifier comme talent le fait d'être victimisé était juste ridicule, voire carrément malsain. Mais au fil du temps, elle s'était bien rendu compte qu'il était malheureusement justifié. Et bien évidemment, c'était avec elle que Tifani avait décidé de passer sa journée.

Après l'annonce d'E.V.E., Kendra avait haussé les épaules, bien qu'un peu impressionnée par la situation. En tant qu'ultimate guardian, il lui suffisait de protéger Tifani comme à son habitude, et vu les tendances suicidaires de cette dernière, ce serait déjà un exploit en soi. Si cela ne suffisait pas, qu'à cela ne tienne! Elle avait aussi volé les clés des toilettes des résidences, et si personne ne parvenait à les lui reprendre -et bien sûr que personne n'arriverait à les lui reprendre- d'ici la fin de l'épreuve, ce serait largement suffisant pour montrer ses talents aussi.

Mais la situation s'était révélée bien plus compliquée que prévu quand elle s'était retrouvée confrontée à l'ultimate victim, ou plutôt au sort qui semblait s'acharner sur elle. Elle avait compté méthodiquement une bonne trentaine d'incidents, qu'elle était parvenue à empêcher tant bien que mal. Et ce n'était que sur une journée! Le quotidien d'Agnes devait vraiment être un enfer. A se demander comment elle pouvait être encore en vie, et aussi dégoulinante de naïveté et de gentillesse avec tout ce qui lui tombait sur la tête à longueur de temps.

Kendra ne comptait plus ce matin-là le nombre de portes qui avaient failli s'ouvrir sur le passage du petit groupe, le nombre de groupes passablement agacés dont le chemin aurait pu rencontrer subitement le leur, ou le nombre de pots de fleurs ou autre vaisselle un peu vacillante qui aurait pu chuter d'un étage droit sur eux. Elle était surprise de se retrouver elle-même parfois en difficulté pour les mettre hors de tout ce danger, alors que d'ordinaire elle n'avait aucun mal à protéger Tifani de son environnement. Mais à grand renfort de suggestion et/ou de mouvement de foule, elle parvenait toujours à dévier la trajectoire des trois filles sans se faire trop remarquer.

Non, c'était vrai, elle s'en sortait bien étant donné le challenge auquel elle se retrouvait confrontée. Ce qui l'inquiétait plus à ce moment, c'était Tifani, mais surtout son attitude. A plusieurs reprises, elle avait eu l'occasion de flirter avec ses amies, et pourtant, elle avait toujours semblé se raviser. Elle avait déjà douté de nombreuses fois de son "talent" quand elle avait appris qu'elle était sur l'île: il était difficile de faire plus innocent que cette espèce de gamine, alors que quelqu'un ait pu la considérer ultimate flirt lui paraissait de base difficile à avaler. Mais aujourd'hui, ça n'avait pas grande importance. Elle DEVAIT flirter. Elle devait se distinguer pour ça. Ou sinon...

Un grand cri la tira de ses pensées, et elle ne put retenir un soupir exaspéré. Agnes perdait finalement les pédales. Mais il avait bien entendu fallu qu'elle le fasse juste devant Tifani, alors qu'elle était de toute évidence déjà troublée par la situation. La voir demander à ce qu'on lui fasse du mal de la sorte... C'était ridicule. Kendra aurait été à la place de Tifani, elle se serait fait un plaisir d'exaucer ses prières en la giflant.

Cette situation avait assez duré, et qu'importe sa couverture, elle ne pouvait pas laisser sa meilleure amie entre les mains d'une aussi mauvaise influence. Mais alors qu'elle s'apprêtait à intervenir, elle vit la main de Tifani prendre celle de l'ultimate victim, et ses efforts pour la rassurer. Elle fit la moue, puis détourna le regard. Elle était forte, et l'arracher à la situation ne l'aiderait pas plus, pas maintenant que les cris d'Agnes avaient résonné à ses oreilles. C'était trop tôt, mais aussi trop tard, pour ça.

Puis son regard glissa sur la troisième fille, qui était restée un peu à l'écart pendant cette crise. Elle haussa un sourcil malgré elle, intriguée. L'ultimate hugger, Adele, si son analyse ne lui faisait pas défaut. La seule personne censée et saine d'esprit du petit groupe. Restait à espérer qu'elle saurait sauver Tifani à sa place, et calmer l'ultimate victim. Même si à ce point, elle ne lui en en aurait pas voulu de s'éloigner discrètement pour les laisser toutes les deux à ce chaos.

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Message par Agnes Cheshire le Sam 28 Juil - 17:32


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Le toucher – de Tifani, qu’elle tient de toute manière contre elle, mais elle ne s’attendait peut-être pas à un geste aussi clair. Elle ne s’attendait pas à grand-chose, il faut le dire, elle n’est pas certaine de tout à fait penser. Quand la jeune blonde prend sa main, elle a le réflexe brusque de la retirer, mais elle se retient au dernier moment. Le corps entier d’Agnes est tendu, et elle serre les dents en tentant de regarder son amie au travers de ses larmes, toutes les parties de son adorable visage se contractant de toutes les manières possibles.
« Agnes, moi aussi j'ai peur, mais ça va aller, d'accord ? Rien n'est encore perdu, il nous reste encore plus d'une heure ! Et on est toutes les trois. On va pas se laisser tomber, et on va y arriver. »
Les mots défilent à toute vitesse dans la tête de la jeune femme, et elle prend plusieurs secondes, qu’elle passe à secouer par réflexe la tête, à comprendre ce que Tifani vient de dire ; mais même quand elle a compris, elle n’a très vite plus compris. Elle baisse la tête en échappant sa main de son emprise, et serre fort les poings en murmurant :
« Non… Non… »
Et très vite, ses mots se retransforment en sanglots.
« Noo-ooonn… »
Elle essaie de se reconcentrer, mais elle ne sait pas bien sur quoi. Tout ce à quoi elle peut penser, c’est cette scène, sur cette île, et ce qui arrive après – ce pourquoi elle se dit si souvent qu’elle est prête, alors qu’elle en est terrifiée. Continuant à secouer amplement la tête, elle lève la tête pour regarder ce qui au travers de ses larmes n’est qu’un amas noir sous la vague forme d’une estrade, et elle pense à sa grand-mère qui se vantait toujours d’avoir été une grande actrice de théâtre quand elle était jeune, qui jouerait probablement mieux son propre rôle qu’elle. Elle pense à sa grand-mère et son grand-père, qui la regardaient de cet air relativement dégoûté, et elle se dit qu’ils ne l’aideraient pas, au contraire, eux penseraient qu’elle mérité cette mort dans cette situation même – elle prend sa tête entre ses mains et crie presque autant qu’elle sanglote quand elle se dit qu’après avoir vu leur regard froid, elle voudrait se jeter dans les bras de sa maman et pleurer sans oser se plaindre, car elle l’avait déjà fait déménager…
Et deux mains passent et évitent ses coudes pour l’étreindre – et elle se raidit en ouvrant grand les yeux, pour soudainement se sentir ramollir contre le corps d’une femme en laquelle elle a confiance. Elle ne peut s’empêcher de glisser ses bras autour de son amie comme elle le fait autour d’elle, et ses sanglots se calment pour bientôt ne devenir que des larmes.
« Ma- Adele… »
Elle pose sa tête contre l’épaule de son amie en taisant définitivement ses pleurs. Ce sentiment… est meilleur que ce qu’elle aurait pu souhaiter. Ce n’est pas exactement ce dont elle rêvait, Adele fait la même taille qu’elle, elle a à peu près son âge – mais Agnes a grandi, Agnes a 20 ans, et sûrement n’est-ce que la prochaine étape, une amélioration.
C’est peut-être un peu plus difficile pour elle que pour les autres, mais tout ce qui compte, c’est de s’entourer de ceux dont on souhaite, de ceux en qui on a confiance et qu’on aime. Elle pense rarement aux avantages de grandir ; et c’est par hasard qu’en cet instant elle s’est dit qu’elle était heureuse d’avoir 20 ans et d’être au moins le temps de se calmer dans les bras d’une personne bien. Leur étreinte semble durer le temps parfait, et elles s’éloignent en même temps l’une de l’autre. La jeune femme est à présent parfaitement calme.
Elle n’avait pas prêté attention à Adele, qui la regardait sans mot dire. Si elle avait partagé sa panique avec Tifani, leur amie ne s’est pas laissé démonter – et maintenant qu’elle y pense, peut-être a-t-elle attendu le moment parfait pour l’étreindre. Peut-être qu’elle savait.
Peut-être qu’elle a un vrai talent, elle…
Et elle est contente pour elle. Ni plus ni moins, à présent, Agnes se sent parfaitement calme. Elle se gratte le bras, un tantinet nerveuse :
« Désolée… » dit-elle.
« C’est juste normal, Agnes ! » son amie lui répond-t-elle ;
Agnes la regarde en souriant. Puis elle se tourne vers Tifani, se retournant de détourner le regard avec honte ; puis elle s’approche d’elle et la serre délicatement dans ses bras quelques secondes, avant de la lâcher en ajoutant :
« Ça va aller. »
Elle se sent mieux respirer, et elle regarde la scène, sans plus rien en penser. C’est comme si par magie, elle avait choisi de vivre au lieu de fixer la Mort droit dans les yeux – les joues légèrement rosées, Agnes hausse les épaules avec un léger sourire, et se dit qu’Adele mérite de recevoir un emoji par SMS.

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Re: [EVENT ULTIMATES GOT TALENT] Que du mal m'arrive [ft. Tifani, Adele, Kendra]

Message par Tifani Stanley le Jeu 2 Aoû - 18:40


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Tifani ne réagit pas lorsqu'elle sentit la main d'Agnes se dérober sous ses doigts alors qu'elle reculait.

Elle ne réagit pas, pas plus qu'elle n'avait réagi quand elle s'était retrouvée face à la scène qui allait être le théâtre de tant de tragédies. Elle regarda Adele s'avancer comme dans un rêve, tant la situation lui paraissait irréelle, et la dépassait, d'une certaine manière. Elle se contenta de se reculer un peu, lentement, pour se mettre en retrait et laisser Adele reprendre le contrôle sur la situation. Elle se savait de toute manière impuissante, et devinait que ses paroles n'étaient probablement même pas parvenues à Agnes, ou que si ça avait été le cas, elles lui avaient semblé aussi vaines et ridicules qu'à elle-même.

Doucement, elle tourna la tête sur le côté jusqu'à avoir de nouveau la scène dans son champ de vision. C'était donc là qu'elle prononcerait ses derniers mots, devant la foule des ultimates rassemblés pour assister à leur dernière chance? Cette modeste scène en bois, montée à la hâte pour l'occasion, lui paraissait toujours aussi sinistre, mais cette fois, elle se prit à la contempler plus franchement. Puis un léger sourire vint flotter sur ses lèvres. Si elle avait su qu'elle aurait autant d'attention pour sa dernière heure...

- C’est juste normal, Agnes !

La voix d'Adele lui fit tourner la tête de nouveau, et elle regarda les deux jeunes femmes avec une certaine curiosité. Les larmes s'étaient asséchées sur le visage d'Agnes, et elle semblait tout à fait calme désormais. L'ultimate d'Adele avait été plus efficace que tous les mots qu'elles auraient jamais pu prononcer à elles deux.

Elle dévisagea Agnes alors qu'elle s'approchait d'elle, en la regardant droit dans les yeux pour une fois, et la laissa l'étreindre doucement. Par réflexe, elle passa ses bras elle aussi autour de son amie, prudemment comme pour ne pas la brusquer, mais sans grande conviction. Elle espérait qu'elle ne s'en rendrait pas compte, mais elle la relâcha assez vite, trop sûrement pour lui en tenir rigueur de toute manière.

- Ça va aller.

Devant son sourire, Tifani en esquissa un à son tour, plissant doucement les yeux, puis elle leva la tête vers le ciel. C'était une magnifique journée. Et de toute manière, la mort ne lui avait jamais vraiment fait peur. Oui, c'était vrai, Agnes avait raison, ça allait bien se passer. Imperceptiblement, elle serra son poing, inspirant à fond, puis ferma les yeux quelques secondes, toujours un sourire aux lèvres. C'était une magnifique journée pour mourir.


*************************************


Kendra lâcha un lourd soupir, alors qu'Agnes geignait de plus belle au beau milieu des passants. Après cette épreuve, elle aurait vraiment besoin d'un bon café, voire d'un bon mois d'ermitage pour se changer les idées. Cette fille était une plaie, et rien que de la voir s'époumoner de la sorte lui donnait une furieuse envie de s'isoler quelques années. S'il n'y avait pas eu Tifani...

L'état de cette dernière l'inquiétait d'ailleurs toujours autant. Se mettre à l'écart de la sorte ne lui ressemblait pas. En temps normal, elle n'aurait pas renoncé aussi facilement, ou se serait empressée de trouver une alternative, d'aller chercher une sucrerie à Agnes ou autre chose qui pourrait lui changer les idées! Enfin, elle l'avait lu sur son visage lorsqu'elle s'était arrêtée devant la scène de toute manière. Tifani ne croyait pas une seule seconde à cette histoire de dernière chance. Pour elle, son histoire s'arrêtait là.

Si en temps normal, Kendra aurait plutôt eu envie de lui en coller une pour la forcer à se reprendre, même elle à cet instant ne s'en sentait pas le courage. Si cette fille qui ne perdait jamais espoir avait renoncé avant même d'avoir essayé, quelle chance avait-elle de toute manière? Et ce n'étaient pas ses deux acolytes qui allaient l'aider. Tiens d'ailleurs, depuis quand la victime de service avait cessé de pleurnicher pour afficher ce grand sourire serein? Kendra les dévisagea d'un air perplexe quelques secondes, avant de renoncer à comprendre. Ce n'était pas la priorité de toute manière.

Un nouveau groupe, qui ricanait en se levant de leur siège au café le plus proche, attira rapidement son attention. Ils avaient de toute évidence eux aussi assisté à toute la scène, et s'étaient beaucoup amusés des jérémiades de leur victime préférée. Alors même qu'elle remontait dans son estime en essayant de se rattraper en enlaçant Tifani, il fallait qu'elle leur attire de nouveau des ennuis, indirectement... Qu'à cela ne tienne, ce n'était pas une poignée d'hommes qui allait lui faire peur.

Alors qu'elle faisait mine de se rendre vers le petit commerce, elle prit appui sur son pied gauche, et d'un coup sec, déséquilibra juste assez le plus proche pour le faire s'effondrer sur les tables de la terrasse. Ce fut si rapide qu'aucun d'entre eux n'eut le temps de comprendre ce qui se passait, et ils se mirent à rire de nouveau devant la maladresse présumée de leur camarade, qui criait au scandale. Mais le temps qu'il cherche la coupable du regard, elle avait déjà disparu dans le café, un demi sourire aux lèvres.

Kendra s'immobilisa quelques secondes à l'intérieur, observant toujours Tifani et son groupe, visiblement serein. Elle sortit machinalement son téléphone pour passer inaperçue, puis lâcha un soupir. Le sms salvateur était toujours solitaire dans les messages de son téléphone, et ça faisait depuis longtemps qu'elle aurait pu renoncer à les suivre, déjà. Même après toutes ces années, elle ne pouvait pas se résoudre à la laisser. Enfin... la prochaine heure allait être des plus longues, et elle avait besoin de reprendre des forces. Tifani se débrouillerait bien quelques minutes sans elle.

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