Lillia Mizutani - Clouds are still my home ☁ [100%]

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Lillia Mizutani - Clouds are still my home ☁ [100%]

Message par Lillia Mizutani le Ven 1 Sep - 16:27



Informations


Prénom : Lillia

Nom : Mizutani

Âge : 16 piges

Surnom : Bokkeko, enfant dans le vague

Sexe : Fémininien

Orientation sexuelle : Asexuelle

Origines : Russo-nippones

Team : Les lapinous, les étranges, les cuddles

Physique


ft. Nyaruko - Haiyore! Nyaruko-san
Et des originaux sinon principalement.

Elle court vite. Pour rattraper quelqu'un peut-être ou motivée par une fulgurante envie de sautiller partout comme la gamine qu'elle était. Une énergie incommensurable, mêlée à une curiosité insatiable - Lillia ne pouvait pas tenir en place. Elle ne faisait pas particulièrement d'activité physique en soit, sa maladresse l'ayant forgée, semble-t-il à défaut. Un des premiers détails qu'on aperçoit d'elle alors qu'elle se hâte de ses petites jambes est une chevelure argentée assez longue. Est-elle vraiment d'argent ? Est ce plutôt une variation de platine ? Qu'en est-il du blanc cassé ? Ou d'un blond-beige chaleureux ? Il s'agit bien d'une couleur dans ses teintes là en tout cas, qui passent à côté d'autres Ultimates d'un pas enjoué, bon enfant, joyeux.

Sa carrure est féminine, ses manières sont féminines. Féminine dans le sens, d'une petite fille, d'une enfant. Celles que l'on voit jouer dehors et faire les expressions, phrases, grimaces les plus adorables et précieuses avant de se remettre à courir partout et se cogner contre un mur. Elle n'est pas si petite que ça au final, se tenait d'un mètre cinquante-cinq, quarante neuf kilos dans le milieu. Le mot mignonne lui allait, elle n'avait rien de potentiellement sexuellement attirant, son attirail restait alors commun, banal. Sans dire qu'il n'y avait peut-être pas un certain charme là, dans une certaine simplicité d'esprit - dans un regard curieux qu'elle rendrait, de deux iris azur, suivi d'un sourire radieux. Elle chantonne sur la route, en balade, seule, accompagnée - d'une voix flexible, claire et aiguë.

Les tracés de son visage sont fins, on ressort d'un regard furtif sur son visage un mixe d'impression de se retrouver nez à nez avec une bouille emplie d'affection mais aussi trop souvent dans ce vide dans lequel ses yeux se perdent. Plusieurs hésitent s'il doivent tirer d'elle la première impression de malice ou d'indifférence. Elle répond toujours une seconde en retard, et fixe son interlocuteur du regard, libre à lui de retirer sa remarque, tel hésitant entre scepticisme certain en vue d'un apparent sérieux de la part de la jeune fille ou de laisser l'honneur à la surprise et jouer le jeu, amusé. Elle ignore tout de cela, l'expression neutre, illisible, les lèvres entrouvertes et demande si vous avez mangé du poulet à midi.

Des doigts délicats viennent appuyer sur la chair pale de ses joues lorsqu'elle grimace sur une photo. Elle prétend pouvoir s'endormir aisément en utilisant ses cheveux en couverture, on finit par l'entendre grossièrement renifler sa morve dans le coin lorsqu'on la prive d'en utiliser une. Elle dit souvent vouloir faire une sieste, et gratte ses grands yeux de ses petits poings qui dépassent à peine de ses manches. Elle émet aussi ses petites onomatopées de nouveaux nés alors qu'elle entreprend certaines actions, pouffe de joues, secoue des bras, avant qu'on comprenne de ses ses yeux brillants d’enthousiasme lorsqu'elle a trouvé un nouveau sujet sur lequel délirer.
Caractère

La décrire en entier serait impossible, comme tout être humain, d'ailleurs. Ce qui est possible, cependant, c'est d'apprendre plus sur la petite 'lia de par quelques adjectifs et approfondir en quoi ces derniers lui collent la peau. Voilà quelles sont les capacités dont est dotée la demoiselle...

Suit une logique, essentiellement la sienne, aussi essentiellement dénuée de logique - Quelle Étrangeté :

Il n'est généralement pas peu commun d'associer étrangeté avec humour, et le fait d'être adorable. C'est le cas de Lillia. Elle est simplette, naïve, jeune, fraîche, a tout de quoi attiser le sentiment de volonté de protection chez autrui. Et son sourire, bel atout, faisant d'elle armée d'un puissant laser de bonne humeur. Elle est toujours là à se ramasser, se prendre un objet, marcher sur une chose qui cause une autre chose qui elle même cause une catastrophe. Elle garde le sourire, passe à autre chose, fait peut-être pire, peut en rire. C'est normal pour elle, c'est naturel. Elle a pour elle un optimisme certain et une passion, un intérêt pour toute chose et personne. Disons une sorte d'idéalisme propre à ceux qui ont la force de regarder le monde d'un œil admiratif. C'est une amoureuse de la vie. Peut-être qu'elle ne s'exprime pas comme tout le monde, peut-être que la manière dont elle raisonne n'est pas celle de tous, et peut-être qu'il existe des instances où elle même se voit frustrée de ne pas être au même niveau que le reste. Cependant une telle idée ne reste que peu de temps dans son esprit, avant d'être rejetée. Si c'est un système d'auto-défense, on ne sait pas.

Elle dit tout ce qui lui vient en tête, elle dit ce qu'elle pense, ça peut être n'importe quoi, une phrase non finie, un commentaire. Elle se complique la tâche quand il n'y a pas lieu d'être. Elle simplifie quand "c'est plus compliqué que ça." Elle n'est pas forcément tout le temps en désaccord avec la populace, mais c'est la plupart du temps le cas. Elle ne comprend pas, on ne la comprend pas. On la regarde sans déceler les pourquoi, elle veut du pain au chocolat. On lui demande si on dit Pain au chocolat ou Chocolatine, elle demande si les cafards ne sont pas nos ancêtres. Une conversation avec elle peut n'avoir ni queue ni tête. Non, il est plus sensé de dire qu'elle n'a ni queue ni tête. Il existe des exceptions certes mais celles ci sont rares et maintiennent une apparence indécelable. Ainsi, ces instances n'ont qu'un faible pourcentage d’exécution et ne s'annoncent jamais. On remarquera cependant, que ces dernières peinent à ne point marquer les gens lorsqu'elles arrivent tellement elles sont rares.

Trouve le bonheur dans une lassitude certaine accompagnée d'un très bon chocolat chaud + marshmallows - Souvent Rêveuse :

Elle excelle dans l'art de ne pas être productive. L'ennui ne la connaît pas et elle ne connait pas l'ennui. Peu arrive à l'intéresser comme tout l'intéresse. S'il y avait à expliquer comment l'intérêt de Lillia fonctionne: c'est par instinct. Clairement, il n'y a pas d'autres expressions pour parler d'elle que dire qu'elle souffre d'un évident déficit d'attention. La jeune fille est donc autant à s'imaginer des images dans la tête qu'elle n'utilise ses images et les projettent dans sa perception du réel. Elle aime penser à de la nourriture. Elle aime beaucoup se remplir l'estomac, quelque fois questionne si un objet ne serait pas devenu digérable d'un jour à un autre et tente de l'ingérer. Les siestes, n'importe où, sont aussi son péché mignon - pourrait-on parler d'une certaine consistance de caractère à ce niveau là, Lillia est extrêmement obéissante quand il s'agit de se soumettre à ses propres désirs. Elle pourrait trouver qu'elle se serait assez amusée même à avoir passé la journée allongée dans son lit. Elle est passée par plusieurs amis imaginaires, par penser que ces jouets prenaient vie, aussi...

Son visage peint une expression doucereuse alors qu'elle chantonne, fesses assises sur le dos d'un canapé, secoue ses jambes en l'air - bref, tête à l'envers. Elle a cette capacité à s'approprier tout l'espace ainsi, l'air confortable, reposé, le rire facile, de sa bouille ronde et ses grands yeux. Elle respire la bonne humeur lorsqu'elle rêve debout la petite. Elle fixe le papier peint et s'imagine pendant toute la soirée un grand tableau, une fresque d'animaux et autres étranges créatures hybrides tirée de son imaginaire et en crée une histoire. Elle s'improvise une berceuse. Les paroles n'ont aucun sens. Elle pointe le mur du doigt en question et continue d'humer alors qu'elle suit le sens de lecture de son conte pour enfant. Quelqu'un qui participera avec elle, d'un sourire bienveillant comme celui que les adultes arborent face à quelqu'un qu'ils souhaitent protéger, apprendra quelque jours plus tard après lui avoir mentionnée la mélodie en question qu'elle aura au moins oublié quatre-vingt-dix pour-cent du contexte dans lequel elle a été trouvée. Avec de la chance elle trouvera un bonheur à l'idée de la reconstituer à ses côtés sinon, elle en fera objet tout autre et, inconsciemment rappellera à son interlocuteur que son imaginaire est aussi éphémère qu'elle l'est.

Retournera toujours là où on ne peut l'atteindre, dans un ultime geste de self-protection - Parfois Absente:

Le vide est son ami, elle l'apprécie : un bon ami autant qu'un ami toxique. Lillia est inattentive de base. Elle n'a pas forcément de quoi penser dans l'esprit quand elle s'absente mentalement, même si techniquement, c'est le cas. Il lui arrive de fixer quelque chose plutôt longtemps si l'on ne l'arrête pas. Ce n'est pas si même son apparat donnait l'impression d'être déconnectée, comme si on ne voyait plus de vie et de reflet dans ces yeux, et peut rester plusieurs heures ainsi. Quelques fois il arrive qu'un externe soit incapable de la sortir de cette phase, si traité avec manque de soin cette dernière la rend impuissante au possible. Cet externe est alors confronté au fait de devoir "subir le comportement" de Lillia et donc de penser, agir pour deux. Ainsi pour une personne qui ne compte pas sur elle même un minimum, c'est une tâche plus que difficile. D'autres, l'ont, pour leur pomme, abandonnée. Elle, quand elle revenait à elle, n'en n'avait aucun souvenir.

Plutôt que de dire que Lillia contrôle la manière dont ses idées rentrent dans sa tête, il est plus pertinent de dire que ce sont ses idées qui prônent sur tout le reste. C'est ce désordre, disons et la quantité d'informations qui cause chez elle ce besoin de complètement se couper de la réalité, quelques secondes, si ce n'est pas plus lorsque les événements la dépasse. Lorsqu'elle a un blanc, c'est que le taux d'informations du monde externe et que le désordre, psychologique et physique sont d'un point qu'elle n'arrive pas à assimiler ce qu'il vient de lui être inculqué. Elle est d'habitude déjà difficile à la compréhension. Ce n'est pas une réaction qu'elle aurait en rencontrant quelqu'un qui se présenterait à elle, car dans ce cas, elle n'est encore pas impliquée, inconsciemment pour sa part, émotionnellement vis à vis de cette personne. Posons une sorte de gardien pour elle, qui arrive, malgré le fait (ou justement parce) qu'elle soit l'Ultimate Air-Head à obtenir d'elle une once de dépendance émotionnelle essentiellement saine. Disons qu'elle apprendrait un tas d'informations et de circonstances qui puissent nuire, mettre en sérieux péril, ou se mettre en travers du lien fort qu'elle a avec cette personne. Posons aussi qu'elle est dans un état où son manque d'attention, difficulté à se souvenir, l'obligent à passes les derniers jours à se détruire la santé, sans s'en rendre compte. Elle devient alors extrêmement sensible et dangereusement normale. Comme quoi il y a des circonstances, qui sont toujours capables de ramener l'Ultimate Air-Head à la dure réalité qu'elle tente d'échapper.

Définitivement indépendante, difficilement contrôlable, inconsciemment dure à comprendre - Naturellement Imprévisible :

Plus une conséquence de fait d'être étrange que d'autre chose - encore heureux qu'elle ne soit pas de ce type de personne que l'on qualifierait de bombe a retardement. Encore, même sur ce point, on ne peut en être complètement sûr. Lillia est tout sauf un livre ouvert. Elle garde pour elle ce visage certain, insipide, elle semble juger d'une impartialité surprenante ceux qui l'observe lors d'un moment de pause. Elle lève les yeux de ce même air bénin comme suivant du regard celle ou celui qui la fixe. Le moment ou elle ouvre la bouche casse alors toute impression quelconque idéal de question ou réponse à laquelle une personne s'attendrait.

Toujours un peu dans le cœur, toujours un peu dans l'âme, ce qui fait qu'elle rit sans retenue - Toujours Gamine :

Dotée d'une grande capacité d'émerveillement, une véritable âme d'enfant habite l'adolescente. Elle est en essence, égocentrique, une touche grognon. Elle a du mal, voir l'incapacité de voir au delà de sa personne et un certain nombre restreint de personnes. Peut-être là est ce qu'elle est en forte contradiction avec sa capacité à se détacher de tout. Il faut de la patience et de l'adaptabilité à ceux qui lui adressent la parole. Un certain niveau au moins, sans quoi les personnalités clashent. Elle peut être lente à la détente et ses intérêts divergent aussi rapidement qu'une petite à qui on aurait donné un nouveau jouet.

Regarde des visages sans nom rentrer et sortir de son cercle social, sans en comprendre les implications - Solitaire à défaut:

Elle s'est forgée un caractère difficile à vivre. Peu sont ceux qui l'apprécient telle qu'elle est, car peu sont-ils d'une patience incommensurable à pouvoir et savoir la supporter. Elle part souvent vite en besogne dirait-on, quand elle n'est pas là à se balancer de gauche à droite, l'air à moitié endormi et chantant une chanson campagnarde, d'une vitesse avec laquelle les gens qui l'entourent ont du mal à suivre. Lillia est donc habituée à être laissée de côté lorsqu'il est question de discussions sérieuses, ou de tête à tête ou lorsqu'il s'agit d'un sujet sensible, comme à un enfant que l'on nomme incapable de comprendre la situation. Ce n'est pas faux, car oui, c'est ce qu'elle est. Dans cette optique, elle n'a jamais réellement été embêtée par la manière dont on la traitait. Plutôt, on la traitait de la sorte dû au fait de l'avoir jugée inapte.

Lillia apprécie donner et recevoir de l'affection comme toute personne, cependant. Elle a ses préférences, certes étranges pour certains, mais justifiées et ne manque pas de le montrer quand elle le souhaite. Lillia n'a donc aucun problème à aller vers les gens si son cœur lui dit. Cela étant dit elle aura toujours besoin, et partira toujours ailleurs quand il le faut et dégagera toujours cette image à défaut qu'elle sera toujours éternellement, initialement, naturellement seule - car n'importe qui peut rentrer et sortir de son cercle social dans un drama dont la totale compréhension échappe à la petite. On pourrait lui envier sa capacité à prendre du recul sur tout et n'importe quoi, de savoir toujours regarder quelqu'un d'un œil neutre et d'être objective, autant qu'on puisse l'accuser de ne jamais prendre en compte ce qu'on lui dit et d'être quelqu'un sur qui on ne peut compter. Elle essaiera tout de même de se connecter avec les gens, comme elle peut, à sa manière, encore une fois si elle se vautre, et ne s'arrêtera réellement jamais - même si son talent rend ça impossible sur papier.

Ultimate Air-Head
× Ultimate Air-head ♦️ soit l'Ultime Tête-en-l'air comme nous l'entendons - c'est à dire exceller à la médiocrité et maladresse. Trébucher, se ramasser, rentrer dans les gens, l'incompréhension, la rêverie, tourner en rond, vouloir faire plein de choses à la fois, simplement faire n'importe quoi... C'est dans cet art qu'elle trouve meilleure chaussure à son pied. En effet, Lillia est tellement dans son univers qu'elle ne conçoit pas qu'un concept, qu'une tâche ou qu'autre lui venant du monde externe, actif puisse garder quelconque place à long terme dans son cerveau. Posé plus simplement, elle ne comprendra jamais rien longtemps. Entrez donc une commande à un ordinateur, son but et d'y répondre dans les normes imposées par ces créateurs, ces derniers dotés d'une certaine logique. On entre alors dans un monde de conventions, mais comprenez alors que discuter avec la jeune fille peut souvent mener à la même chose qu'être en face d'un randomiser: vous ne savez pas ce qui vous attend.
Histoire

Autisme.

C’est un mot qui horrifie, non effraie lorsqu’il sort de la bouche d’un médecin à l’adresse de parents. Surtout quand se tient à côté ou dans les bras d’un des deux,  une poupée minuscule de 80 centimètres de haut et un visage naïf, innocent, calme, de gros yeux rond, perdus. Elle a deux ans ce jour-là, et il fut donc décidé qu’elle aurait forcément du mal à s’intégrer, aussi influençable qu’elle soit.

Il n’existe, en définition aucun parent qui ne souhaite que le développement de leur enfant soit en quelque mesure empiété par quoi que ce soit - qu’il y ait un karma si mauvais qu’il décide de punir une toute petite pouponne pour n’avoir fait, que venir au monde. Il existe alors chez un parent un certain sentiment de culpabilité lié à de la pure, et simple impuissance. Ça doit être difficile à vivre, leur dit-on. On compatit, aussi. Il n’est pas non plus facile de prendre sur soi lorsqu’on est quelqu’un d’un fort caractère comme Nathalia. Lorsqu’elle est à bout, que ces journées, le travail se fait rude, elle fixe sa fille d’un air anxieux, cette dernière regarde le mur sans bouger, assise. Le son de la voix de la petite se fait inconsistant, variant, changeant sans réelle explication dans le couloir, et fait écho dans le silence.

La mère repense à d’anciennes collègues qu’elle a vu la veille et leurs phrases à son encontre, à au sujet de sa fille unique, Lillia. Elle ne souhaite pas faire preuve de mauvaise foi, même si elle admettrait qu’elle n’aurait pas fait forcément l’effort nécessaire pour après coup. Nathalia pense à la légitimité des propos qui lui sont adressés. Elle pèse le pour le contre, elle s’inquiète, soupire légèrement : puisqu’elle se rend compte que par fatigue elle avait, sur le moment mal pris les attentions qui lui étaient portées. Nathalia pouvait s’emporter, méticuleuse, guidée par une fougue et une envie de bien montrer et en rien ne cacher qu’elle aimait un certain contrôle sur sa vie, le fait d’avoir une aisance partout dans sa vie privée et professionnelle. Et elle se pose des questions. Pourquoi s’était-elle renfermée ? Etait-ce la journée difficile ? Les erreurs commises à répétition ? Son certain perfectionnisme à l’œuvre ? Elle n’avait aucune idée des intentions de ces collègues en son adresse, là aurait-elle peut-être généralisé plus tôt, si elle était d’une meilleure humeur que c’est inutile d’en vouloir à des êtres extérieurs, même quiconque. Que, personne ne pouvait comprendre.

Justement, se disait-elle, n’était-ce pas ce que je leur ai infligé ? Leur en aurais-je donc voulu de ne pas pouvoir comprendre ? Alors que pourtant je sais très bien que c’est inutile ? Nathalia se dit fatiguée. Puis elle panique, elle entend des bruits forts et sa fille crier, et elle se fige, le temps de réaliser. Elle s’accourt à ses côtés, et se rend compte que Lillia est en train de se cogner le crane, volontairement, violemment contre le mur. La jeune femme s’exclame et appelle sa fille plusieurs fois par son prénom, mais elle ne répond pas, et continue. Ce n’est pas si même l’ardeur avec laquelle la petite se cognait augmentait au son de sa voix, voire s’accélérait. Nathalia se précipite alors et enlace Lillia par derrière dans une ultime tentative de la retenir. L’enfant se débat, elle frappe, et elle crie encore plus fort. Nathalia sait, elle sait bien que lever la voix ne fait qu’exciter la petite, que sa fille déjà confuse risque de faire encore pire que d’aller se blesser de son plein gré.

Lillia avoue à son père à ses douze ans comment elle fait pour dessiner. Ces mots sont bafouilles, son regard n’est pas sûr. Elle a toujours cette bulle autour d’elle, moins marquée peut-être, une bulle différente. Elle est de ce type d’enfants qui s’entendent mieux avec les adultes, qui leur donne ce qu’ils veulent. C’est quelque chose qui lui va très bien. Elle arbore cet air inquiet, anxieux, et ce reflet se ressent en ceux qui lui adressent la parole. Cependant, Lillia a fait des progrès, beaucoup de progrès. Elle est un notamment plus ouverte comparée à lorsqu’elle était étant enfant, elle a assimilé des codes sociaux – mondanités et concessions, habitudes et particularités. Elle est encore, toujours suivie, pour son bien et conserve malgré tout de grandes difficultés lorsqu’il s’agit d’interagir socialement, de s’exprimer, de faire passer ses pensées à travers un filtre qui fasse qu’elle sorte ce qu’elle dise juste. Lillia a du mal.

En conséquence, elle se renferme. Elle dit quelque fois vouloir disparaître. On la voit filer entre les personnes de plus grande taille, elle accourt de ses jambes, anxieuse d’aller là où il n’y a personne mais perdue entourée de trop. Elle s'en veut d'être de ses personnes qui ont besoin de se retirer des yeux extérieurs pour se concentrer sur elle à nouveau et reprendre de la force, avec quoi elle approchera le lendemain. De plus qu'elle a toujours été encadrée, éduquée de sorte à ce qu'elle ne soit pas satisfaite de ce qu'elle a. Elle peut toujours plus, certes, c'est une motivation, ce qui la poussée ici. Cependant, elle est aussi condamnée à ce que ses efforts ne soient aussi jamais, assez pour personne. Ainsi il est difficile, voir impossible pour elle de penser qu'elle puisse rentrer dans un cadre propice à toute sorte de relation intime, par peur d'ultime jugement de sa personne - platonique ou amoureuse. Pour elle, le cercle familial et ceux qui l'encadrent afin de l'aider à progresser dans sa vie, sont et resteront ultimement ceux irremplaçables du à leur status, et ce qu'ils représentent pour elle.

"Papa restera toujours Papa, lui dit-elle et Hiro la regarde sans trop comprendre, de la lecture en main, légèrement curieux. Elle lui parle de sa langue paternelle, avec un sourire timide. Son père lui rend l'expression, Lillia pense qu'il comprend, et lui adresse alors ces mots:

- Qu'est ce que tu voulais dire, tout à l'heure ?

Elle bègue légèrement, confuse qu'il ait repris le sujet de discussion précédent alors qu'elle lui avait adressé ces mots, bien que peu clairs qui avaient grand sens à ses yeux. Elle est prise de légère panique.

- E-Enfait-" elle ressort le papier à peindre sur lequel elle a utilisé son pinceau et son aquarelle, et lui montre :



Elle tente de lui expliquer que lorqu'elle entend de la musique, elle associe certains sons à une palette de couleur. Elle est passionnée, trébuche de ses mots, se reprend. Elle parle un peu vite. Hiro lui demande de se calmer, sans lever la voix plus que ça. Elle acquiesce de la tête et se mord les lèvres. Elle dit qu'elle a tenté d'en parler avec son professeur d'art plastique et que ce dernier a été très compréhensif avec elle. Ainsi qu'elle ne s'attendait pas à ce genre de réponse. Elle dit qu'elle veut savoir l'exprimer de manière à ce que les autres élèves puissent au moins un peu comprendre ce qu'elle veut dire par là. Son père lui demande si elle est sûre. Elle semble confiante, étrangement pour une fois.

Alors qu'elle se voit monter les échelons de la bienséance, du soin de sa personne et qu'elle gagne de plus en plus de quoi faire qu'elle est de ces personnes qui sont confortables dans leur vie. Lillia remarque quelque chose. Elle change, énormément. Elle tergiverse beaucoup. Cela l'effraie. Autour d'elle on la félicite, on la prends dans ses bras. Elle répond d'un sourire maladroit. Puis elle se regarde dans le miroir. Lillia a treize ans, toujours aussi haute que trois pommes, comme elle l'a été, en retard sur le reste. Elle est frustrée. Même ainsi en se regardant dans la glace, malgré tout les efforts fournis pour qu'elle en arrive là, il reste chez elle cette certaine insécurité qui fasse qu'elle sache qu'elle ne sera jamais comme tout le monde. Elle se regarde, se demande ce qu'elle reconnaît et peint une expression peinée à se dire qu'elle avait beaucoup de mal. Elle repense à ce qu'elle faisait avant, à ses activités, au dessin entre autre...

Elle a volontairement cessé de faire ce qui lui plaisait, en pensant que c'était ce qui était de mieux pour elle. On lui a dit que non, qu'il fallait qu'elle conserve ce qu'elle aimait sans quoi elle avancera toujours sans savoir ou aller. Mais elle n'a pas écouté, et elle se sent ainsi, rongée par les remords à regarder un reflet qu'elle ne reconnait plus. Ces parents la regardent et lui posent des questions, inquiets. Elle ne veut pas les inquiéter, et comme ça encore, elle reste là à se dire qu'elle ne peut donc rien faire de bien. Quand elle ne va pas, elle se sent drainée d'énergie, ne veut plus rien faire. Était-ce donc sa vraie nature ? Non, elle pense qu'elle est arrivée là avec une volonté d'améliorer son avis d'elle même.

Cependant, en voyant comment elle est, en regardant les autres. Son seul cercle constant de proches n'étant que sa famille et ceux qui la soutienne dans son handicap fait qu'elle se pose un milliers de questions. Pourquoi n'est-il pas possible qu'elle soit comme les autres ? Elle y pense beaucoup, elle y réfléchit. Elle se rend compte qu'elle a encore quelque chose à se prouver.

Cela fait seulement deux ans qu'elle a obtenu le titre d'Ultimate Air-head. Ce n'était pas tout à fait l'appellation exacte qu'on lui donnait ce temps là, seulement Lillia devint une mascotte pour sa maladresse bêtise, et manque d'attention grâce à sa popularité soudaine à la télé.

Elle est jeune pour la fame autour d'elle. On le lui dit, et redit. Elle passe à côté des implications à chaque fois. Elle a participé à des jeux télévisés dans lesquels elle était la risée de grand monde. Non pas au point que cela en devienne memetique, mais disons qu'elle est de ces gens qui marquent facilement les endroits et les gens. Ce qui ne semblait pas la déranger, ainsi apparu le surnom de "Bokkeko". Il est difficile de dire si elle était devenue cette icone de la bêtise ou quelconque autre, ou une sorte d'idole de la jeunesse intempestive. Ses parents sont divorcés et habitent dès lors dans des pays complètement différents. Elle s'est demandée si son comportement n'était pas un des facteurs qui ont joué dans le couple, avant d'oublier. Elle vit avec Hiro, et l'appelle de son prénom. La séparation de ses parents n'a pas réellement d'impact sur elle si ce n'est juste son train de vie.

Hiro lui demande, si elle est fière de ce qu'elle est devenue, d'une voix fatiguée. Il est inquiet pour elle, elle arrive à le discerner à peine, sans savoir quoi répondre. Il dirait qu'il l'avait vu changer peu à peu, devenir plus distante avec tout, revenir à des passions d'autre fois, être plus rêveuse, moins concentrée, prendre certaines habitudes. Il ne dit pas redevenir comme avant, parce que, Hiro remarque qu'elle contrôle son excentricité, enfin lorsqu'elle n'est pas trop excitée. De plus il imagine bien le mal qu'il lui ferait, surtout que de tels propos sont faux.

-"Je veux le devenir,

Elle clôt alors le sujet de conversation ainsi. Hiro est pris des nues. Il sait qu'il ne peut pas complètement comprendre mais il voit que lui aussi s'est mis à dire ces mots donc les implications pouvaient blesser sa fille, entre autre, qu'il en avait déjà dit. Il soupire, découragé mais se voulant rassurant et lui demande de venir s’asseoir plus prêt de lui avant de lui caresser sa longue chevelure plus blonde que décolorée à l'époque.

- Je sais que tu vas y arriver."

Elle recommence à l’appeler Papa après ça.
Talents

× Maladresse quotidienne et infectieuse : Aussi simple que le nom le pose. Lillia manque cruellement de grâce, de classe. Ce n'est pas qu'elle tombe et qu'elle tente de se relever dignement ensuite, sans bruit. Non, loin de là, sinon elle ne mériterait pas son titre, n'est ce pas ? Lillia se vautre dans une roulade complètement injustifiée, est arrêtée en chemin la tête à l'envers et en essayant de se remettre droite, elle a une crampe, elle hoquette de douleur, se cogne contre un camarade à la renverse dans une roulade arrière dont la vigueur est accentuée par l'adrénaline fournie par cette douleur, ce camarade lui même - comme empoisonné par la poisse et ce manque d'agilité de la jeune fille - est mené à se heurter à un bureau  qui du au choc fait tomber et casser tout objet fragile dessus. Un autre exemple est qu'elle trébuche en avant en direction d'une connaissance, son adresse est telle qu'elle tombe tellement vite en avant, la tête vers le sol, dans une action de recroquevillement en boule, qu'en contre partie son pied se brandit d'une force nouvelle pour aller se plaquer violemment contre la face de son ami. Souvent, bien trop brusquement, poussant ce dernier assez pour que lui aussi, entre peine et plaie, tombe, en arrière - avec de la chance sur les fesses, un peu moins, sur le le dos... ou sinon dans le pire des cas, et bien trop souvent, sur le crane.

× Déconnexion du monde sensible : Son plus grand atout : prôner son propre imaginaire. Lillia fait obstruction de faits réels, des perceptions qu'en font ses sens et en fait quelque chose tout autre plus attrayant surement, ou étrange ou les deux. Elle combat alors la solitude, l'ennui avec une certaine aisance. Son esprit est en travail constant sur maintes et maintes sujets et idées les plus loufoques les unes que les autres mais aussi des sujets qui pourraient sembler suprêmement sérieux - l'actuel degré de sérieux lui, indéterminable. D'autres pourraient déceler chez elle une excellente maîtrise d'elle même, comme une sorte de paix intérieure, une force qui se caractérise par une confiance en soi qu'autrui serait surpris de trouver chez quelqu'un de son âge - force également qualifiée par un grand recul sur les choses, force qui échappe aux yeux qui ne s'attardent pas sur le sujet qu'est Lillia.
Ainsi est-ce une lame à deux tranchants : Lillia vit d'illusions. Alors qu'elle vit sur la même planète que les autres humains, elle s'est jetée si loin dans ses idées et ses délires qu'il reste peu de terrain sur lesquels elle et la populace s'entendent. Sa vie sociale se limite au peu de gens armés de la patience en de l'affection nécessaire pour la supporter, dans les deux sens du terme. La jeune fille est seule sans se sentir seule. Les images qu'elle s'est fait prennent tellement d'ampleur sur sa vie de tous les jours qu'elle en est venue à les créer inconsciemment et à tomber dans le cercle vicieux d'une sorte de faire-croire d'auto-suffisance et à plonger de plus en plus profond au point où il en devienne, avouons le, une addiction. Son "talent" la définit 90% du temps, si on le disait grossièrement. Mieux que dire qu'elle était faite pour être l'Ultimate Air-Head, le titre était fait pour elle.

× Mémoire sélective : Autant un défaut qu'une qualité. Avoir une mémoire sélective permet justement de choisir pour soi quels sont les éléments extérieurs que Lillia prends et garde quelque part au fond de son crâne. Malgré sa haute inattention et incapacité à lire l’atmosphère selon ce qui est stipulé comme la norme, la marginale suit malgré tout ses propres règles. Lillia est bien l'Ultimate Air-Head aka Ultimate j'vais-surement-oublier-ce-que-tu-m'as-dit-y'a-deux-secondes, cependant il ne faut pas oublier le mot surement dans ce sous-titre. Cela ne veut pas donc dire qu'elle est aussi à côté de la plaque qu'elle n'y parait. Certes, dans la plupart des cas, bien trop souvent, elle passera à côté du message, répondrait de manière complètement insensible de ses grands yeux bleus-turquoise. Elle ne demandera même pas à être pardonnée elle restera la même armée d'un léger sourire, attendrissant et innocent pour certains, vile et fourbe pour d'autres. Il lui arrive, très rarement ainsi de se souvenir de manière étrangement précise d'une information sur quelqu'un ou sur quelque chose, parce qu'elle y aurait fait tardé son attention plus que nécessaire comparé à un autre sujet supposément plus important sur le moment. Il faut rappeler cependant, que cette dernière capacité est moindre et écrasée lorsqu'un objet n'a pas longtemps l'attention de Lillia. Peu de gens et de détails ont assez longtemps son attention. Même si ceux qui la retiennent sont d'une absurdité nouvelle, d'une banalité fatale ou d'une certaine perspicacité sans logique ni nom. Compter sur elle à ce sujet cependant, est bien risquer sa vie. Est-elle donc digne de confiance derrière son joli petit minois ?
http://i.imgur.com/3JmXSTH.png
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Code du règlement : Comment ça y'a un code

Comment as-tu trouvé notre forum ? Très bonne question jean-claude.
Autre chose ? :

Lillia Mizutani
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Re: Lillia Mizutani - Clouds are still my home ☁ [100%]

Message par Agnes Cheshire le Ven 1 Sep - 18:15

Somehow t'as déformé le code, GG :(
Ton histoire est devenue plus violemment savage ou c'est moi ?

Agnes Cheshire
Lammy




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