Evite les idylles | LIBRE

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Evite les idylles | LIBRE

Message par Mikako Bery le Jeu 10 Mai - 11:56

T'as le coeur trop fragile, évite les idylles !
ft. quelqu'un?
 Une douce journée de printemps, le soleil brillait doucement, réchauffant le corps blanc comme neige de Mikako. Elle avait décidé de porter sa tenue d'été, et avait ajusté les bretelles de son short taille haute pendant plusieurs minutes devant son miroir -avait-elle grandi ou aurait-elle dû faire éviter la machine à laver aux bretelles?- avant de sortir. Evidemment, elle avait emmené avec elle son carnet de croquis, au cas où elle aurait une nouvelle idée de tenue. Ses cheveux roses étaient relevés en deux couettes comme à son habitude, mais son expression avait changé : elle semblait préoccupée. Elle était sortie sans but précis et errait sur l'île, perdue dans ses pensées. Pour une fois, elle ne sautait pas sur toutes les personnes qu'elle croisait pour leur parler de sa vie. Quelque chose la tracassait, et elle ne le cachait même pas.

Elle avait finalement atterri à la zone industrielle. Mais dans son esprit, Mikako était allée beaucoup plus loin. Elle avait passé des heures à se torturer l'esprit, retourner ses pensées dans tout les sens, analyser la moindre émotion qu'elle ressentait. Depuis quelques jours, Mikako ne pensait plus qu'à une seule personne, bien qu'elle l'inspire pour créer de nouveaux vêtements, son obsession allait bien au-delà, elle avait surpassé ce statut de "muse" et la jeune tailleuse n'arrivait pas à mettre de mots dessus -c'était bien la première fois que ça lui arrivait, quel sentiment curieux ! Elle n'avait qu'une chose en tête, elle ne voyait plus qu'une chevelure blonde et des yeux verts la fixant. Que fallait-il faire dans ces cas-là ? En parler ? Mais même Mikako ne pouvait pas mettre de mots dessus ! C'était ridicule.

Et pourtant son nom revenait dans son esprit comme un boomerang, dès qu'elle le chassait il revenait, la suivait, et jamais ne la quittait. Ce n'était pas prévu de tomber amoureuse d'une muse, et encore moins de la seule qui pouvait sûrement supporter tous ses caprices et ses longues tirades sans intérêt.

«C'est trop banal d'être sentimentale.»

Elle se dirigea vers un entrepôt et y pénétra pour se protéger du soleil -elle n'avait pas mis de crème et brûlait très facilement, n'étant pas habituée à s'exposer, comme en témoignait sa peau blanche comme neige. Elle alla fouiller parmi la masse d'objet étant entreposée ici et trouva, sorti de nulle part, un mannequin. Ah, il lui rappelait encore cette belle demoiselle. Elle secoua la tête et le reposa. Il y avait toutes sortes d'objet, mais rien ne l'intéressant franchement. En revanche, le lieu en lui-même était inspirant et elle s'assit sur le sol pour l'observer et commença à griffonner.

Un bruit lui fit lever la tête et elle regarda autour d'elle, plissant les yeux pour essayer de distinguer le moindre mouvement. Si quelqu'un voulait la tuer, c'était cuit, personne ne l'entendrait crier ici et encore moins se rendraient compte de son absence. Elle lança, d'une voix forte mais hésitante :

«Il y a quelqu'un ?»

Mikako Bery
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Re: Evite les idylles | LIBRE

Message par Agnes Cheshire le Lun 14 Mai - 0:19


Évite les idylles
FT. QUI ?

Quand la jeune femme était encore plus physiquement petite qu’à ce jour, et bien évidemment moins expérimentée dans l’art de la fuite, sa grand-mère lui a offert un collier constitué d’une chaîne en or et un onyx rond et plat, entouré d’une sorte de plateau en plaqué or. C’est un bijou qui n’a rien de spécial, mais Agnes a apprécié qu’il lui soit offert, et son côté moderne pour un cadeau de grand-mère. Sans réellement le chérir, elle a toujours fait attention à le porter de temps à autres et en prendre soin,  et il s’est avéré qu’elle le portait le jour de son arrivée sur cette île – aussi est-ce le seul souvenir physique de sa famille qu’elle ait emporté avec elle, et y accorde-t-elle à présent inconsciemment plus d’importance qu’elle l’aurait jamais imaginé.
C’est ce même bijou qu’elle serre dans son poing, fermement posé contre son cœur, cassé, alors qu’elle court aussi vite qu’elle puisse vers l’endroit le moins proche de sa propre chambre qu’elle puisse imaginer. Alors qu’elle se promenait en ville, une jeune femme a essayé de l’arracher de son cou (et a réussi) ; Agnes est restée sans voix une seconde, mais sous un coup d’elle-ne-sait-quoi, elle a soudain décidé de se jeter sur l’inconnue et lui arracher à son tour le collier des mains, avant de partir en courant. Ce second réflexe aura été bon : très rapidement, la voleuse a sifflé et une bande de jeunes gens l’ont rejointe dans sa course poursuite, hurlant des atrocités derrière la pauvre victime, courant comme des dératés, si bien que celle-ci, habituée à ce sport, les a semés tout simplement grâce à sa capacité à courir droit. Elle aura tout de même continué à courir pendant longtemps, et la voilà qui arrive dans un entrepôt de la zone industrielle, zone qu’elle ne connaîtrait définitivement pas si elle n’était jamais allée s’y réfugier.
Essoufflée comme jamais, elle ralentit peu à peu, et bientôt marche sans but, tentant de reprendre sa respiration. Après quelques minutes de ce manège et quand elle se sent moins sur le point de tomber dans les pommes, elle s’arrête net, et se donne le temps de repenser à ce qu’il vient d’arriver.
Une partie d’elle pourrait être fière de s’être défendue face à un voleur, mais elle ne peut pas s’empêcher de se sentir mal, l’adrénaline et la fatigue ne lui rendant sûrement pas service. Elle ouvre enfin le poing qui serrait fortement le collier qu’elle a défendu et le regarde quelques secondes en silence… avant de pousser un sanglot, unique, imprégné de stress. Elle lève la tête pour ne plus regarder ce simple bijou qui la fait se sentir si mal, mais n’arrive pas à s’empêcher de penser à ce qui fait qu’il est devenu si important pour elle maintenant, et à la tristesse qu’elle n’aurait pas pu s’empêcher de ressentir si elle n’avait pas réussi à le récupérer et l’avait perdu à jamais. Son cœur bat à toute vitesse et elle est terriblement mal à l’aise (comme si souvent, mais elle ne s’y habituera jamais)…
Elle recule en espérant pouvoir s’adosser au mur le plus proche, mais elle donne accidentellement un coup de pied dans une vieille cannette, qui fait un bruit assez fort et soudain pour la faire sursauter ; elle sursaute de plus belle quand elle entend une voix relativement proche demander :
« Il y a quelqu’un ? »
Elle inspire un grand coup, espérant se calmer, mais elle sent une boule dans sa gorge qui non seulement l’en empêche, mais lui rappelle aussi à quel point elle est stressée. N’osant pas ne pas répondre à une question aussi simple, elle serre à nouveau la pierre dans son poing, laissant seulement dépasser un bout de sa chaîne, et baisse les bras (littéralement… et aussi figurativement que d’habitude) en faisant quelque pas en direction de la voix.
« O-Oui ! »
Elle essaie de se donner une assurance qu’elle n’a pas.
« Je, je vais partir si vous voulez… Je ne veux pas vous déranger… »
Et honnêtement, elle ne sait même pas ce qu’elle dit. Elle essaie de réfléchir, mais n’y parvient pas, et entame de faire quelques pas en arrière, sûrement pour s’enfuir à nouveau d’une situation inconfortable.

_________________
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